Lors du Congrès Scientifique 2026 de France Sclérose en Plaques et de la Société Française de Neurologie, Camille Arabeyre a reçu le Prix du meilleur poster pour ses recherches sur la névrite optique, une maladie apparentée à la sclérose en plaques. Une récompense qui met en lumière les avancées de la jeune recherche française.

actualitéPublié le 19 juin 2026
Lauréate du Prix du meilleur poster lors du Congrès Scientifique 2026 de France Sclérose en Plaques, co-organisé cette année avec la Société Française de Neurologie, Camille Arabeyre nous présente ses recherches sur les mécanismes auto-immuns impliqués dans certaines névrites optiques, des maladies apparentées à la sclérose en plaques.
Découvrez son parcours, les objectifs de son projet et les espoirs qu'il suscite pour améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients.
Quel impact votre recherche pourrait-elle avoir à terme pour les patients atteints de SEP ou maladies apparentées ?
Camille Arabeyre : Cette recherche pourrait permettre de mieux identifier ces patients actuellement en errance diagnostique. En identifiant de nouvelles cibles impliquées dans la maladie, nous espérons ouvrir la voie à des traitements plus adaptés et plus efficaces.
Que signifie pour vous le fait que votre travail soit reconnu à travers ce prix ?
Camille Arabeyre : Je suis très honorée de recevoir cette distinction. Elle récompense plusieurs années de travail menées conjointement par l'équipe du CRNL à Lyon et l'équipe du CR2TI de Nantes, et met en lumière l'importance de poursuivre la recherche sur ce symptôme encore insuffisamment compris.
Quel regard portez-vous sur votre parcours de jeune chercheuse aujourd'hui ?
Camille Arabeyre : Je suis avant tout neurologue clinicienne et je me considère encore au début de mon parcours de chercheuse. Cette reconnaissance est très encourageante et renforce ma motivation à poursuivre mes activités de recherche au service des patients.
Quels sont vos espoirs pour l'avenir de la recherche dans votre domaine ?
Camille Arabeyre : Nous espérons identifier un ou plusieurs nouveaux anticorps impliqués dans l'inflammation du système nerveux central. Une telle découverte permettrait de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et d'élargir les possibilités thérapeutiques offertes aux patients.
LIRE L'ARTICLE SUR LE CONGRÈS SCIENTIFIQUE 2026
Partenaires de ce congrès : Sanofi, Roche, Neuraxpharm, Biogen et Juvisé Pharmaceuticals.
Derrière chaque sclérose en plaques, il y a une histoire. Patients, patientes et professionnels de santé témoignent ici de leur vécu avec la sclérose en plaques : des parcours sincères, des défis, mais aussi de l’espoir.
J’ai été diagnostiquée de la SEP à 23 ans. tout s’est un peu effondré au début, mais aujourd'hui, avec les traitements et un bon suivi, je vis quasi normalement. La maladie m’a appris à mieux écouter mon corps, à ralentir quand il le faut, et à savourer les moments où tout va bien. Je refuse de laisser la SEP définir qui je suis.
Emma
Patiente
Apprendre que j’avais une forme progressive a été un bouleversement. Ce n’est pas facile de voir mon quotidien changer petit à petit, mais j’ai appris à réinventer ma façon de vivre. Je me suis entouré d’un réseau solide, et je trouve du réconfort dans les petits progrès. Il y a des jours difficiles, bien sûr, mais je continue d’avancer, à mon rythme.
Stéphane
Patient
Être neurologue, c’est bien plus que poser un diagnostic à mes patients.
C’est les accompagner, les rassurer, les écouter.
Mon rôle, c’est d’être là, pour eux, à chaque étape.
Parce que la sclérose en plaques ne se combat pas seul : on avance ensemble, patients et soignants, avec confiance, énergie et espoir.
Renaud
Neurologue