À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, rappelons que la sclérose en plaques touche majoritairement des femmes. Malgré les défis, elles poursuivent leurs projets et leur engagement, tandis que des avancées concrètes renforcent leur accès aux soins, leur autonomie et leur place dans la société.

actualitéPublié le 08 mars 2026
En France, près de 3 personnes sur 4 vivant avec une sclérose en plaques sont des femmes.
Dans 70 % des cas, le diagnostic intervient entre 20 et 40 ans, un moment charnière de la vie, souvent marqué par des projets professionnels, familiaux et personnels en construction.
Le 8 mars est l’occasion de rappeler une réalité essentielle : les femmes vivant avec une sclérose en plaques peuvent être confrontées à des défis spécifiques liés à la fois au genre et au handicap. Mais leur trajectoire ne se résume jamais à la maladie.
Les femmes concernées continuent d’avancer, de s’engager, de travailler, d’aimer, d’innover.
Elles développent des ressources insoupçonnées, une capacité d’adaptation remarquable et une force intérieure qui force l’admiration.
Si les défis restent réels, les avancées se multiplient pour mieux reconnaître leurs besoins spécifiques et renforcer leur autonomie.
Ces dernières années, plusieurs mesures importantes ont été mises en place.
Le dispositif Handigynéco est désormais pérennisé et intégré dans le droit commun. Il facilite l’accès aux soins gynécologiques pour les femmes en situation de handicap vivant en établissements médico-sociaux.
Au-delà de l’accès aux soins, il contribue à mieux prendre en compte la vie affective et sexuelle et à renforcer la prévention des violences.
Un plan d’actions 2026-2027 pour la vie intime, affective et sexuelle des personnes en situation de handicap est également en cours de déploiement.
Il repose sur quatre axes :
Les centres ressources Intimagir, présents sur tout le territoire, accompagnent déjà les personnes concernées, leurs proches et les professionnels.
Autre avancée importante : la mise en place d’une consultation longue dédiée à la ménopause, prise en charge par l’Assurance maladie entre 45 et 65 ans.
Autant de mesures qui renforcent la qualité de la prise en charge et l’égalité d’accès aux soins.
Depuis le 1er octobre 2023, la réforme de la déconjugalisation de l’AAH constitue une avancée majeure.
Désormais, seules les ressources de la personne bénéficiaire sont prises en compte dans le calcul de l’allocation.
Cette évolution renforce l’autonomie financière des personnes en situation de handicap, et particulièrement des femmes, en favorisant leur indépendance.
La participation des femmes en situation de handicap au monde professionnel progresse, même si des marges d’amélioration subsistent.
Les institutions européennes et nationales intègrent désormais davantage la dimension du genre dans les politiques du handicap.
Des propositions émergent pour :
Les femmes en situation de handicap sont des professionnelles compétentes, innovantes et engagées. Leur expérience constitue une richesse pour les entreprises et pour la société tout entière.
Les progrès accomplis ces dernières années témoignent d’une prise de conscience collective.
Si des défis demeurent, les dynamiques sont enclenchées.
En cette Journée internationale des droits des femmes, nous souhaitons rappeler une conviction forte : les femmes vivant avec une sclérose en plaques ne se résument pas à leur maladie.
Elles sont étudiantes, entrepreneures, salariées, mères, sportives, créatrices.
Elles sont des forces vives.
Et ensemble, nous poursuivons le chemin vers une société toujours plus inclusive et plus équitable.
Derrière chaque sclérose en plaques, il y a une histoire. Patients, patientes et professionnels de santé témoignent ici de leur vécu avec la sclérose en plaques : des parcours sincères, des défis, mais aussi de l’espoir.
J’ai été diagnostiquée de la SEP à 23 ans. tout s’est un peu effondré au début, mais aujourd'hui, avec les traitements et un bon suivi, je vis quasi normalement. La maladie m’a appris à mieux écouter mon corps, à ralentir quand il le faut, et à savourer les moments où tout va bien. Je refuse de laisser la SEP définir qui je suis.
Emma
Patiente
Apprendre que j’avais une forme progressive a été un bouleversement. Ce n’est pas facile de voir mon quotidien changer petit à petit, mais j’ai appris à réinventer ma façon de vivre. Je me suis entouré d’un réseau solide, et je trouve du réconfort dans les petits progrès. Il y a des jours difficiles, bien sûr, mais je continue d’avancer, à mon rythme.
Stéphane
Patient
Être neurologue, c’est bien plus que poser un diagnostic à mes patients.
C’est les accompagner, les rassurer, les écouter.
Mon rôle, c’est d’être là, pour eux, à chaque étape.
Parce que la sclérose en plaques ne se combat pas seul : on avance ensemble, patients et soignants, avec confiance, énergie et espoir.
Renaud
Neurologue