Et si les bactéries intestinales influençaient l’évolution de la sclérose en plaques ? Une conférence gratuite, ouverte à tous et organisée au Collège de France, en partenariat avec France Sclérose en Plaques et le Club des cellules gliales, fera le point sur les avancées scientifiques autour du rôle du microbiote dans la maladie.

actualitéJeudi 19 mars 2026
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire auto-immune qui touche le cerveau et la moelle épinière. Dans cette pathologie, les cellules du système immunitaire — censées nous protéger — se dérèglent et attaquent la gaine de myéline, véritable « isolant » des fibres nerveuses. La communication entre les neurones devient alors moins efficace, provoquant divers troubles neurologiques et, progressivement, un handicap.
Le microbiote intestinal, constitué de milliards de bactéries vivant en symbiose avec notre organisme, joue un rôle essentiel dans notre équilibre. Il participe à la digestion, produit des composés indispensables à notre physiologie, protège contre certains agents pathogènes et contribue à la maturation du système immunitaire.
Plusieurs études récentes ont mis en évidence des modifications du microbiote intestinal chez les personnes atteintes de la SEP. Ces altérations pourraient contribuer au développement ou à l’évolution de la maladie. Mieux comprendre ces mécanismes représente une piste de recherche prometteuse, ouvrant la voie à de nouvelles approches thérapeutiques. Cette conférence organisée le jeudi 19 mars 2026 au Collège de France, à Paris, proposera un éclairage scientifique sur ces travaux et leurs perspectives.
Infos pratiques :
Cet événement est organisé par le Collège de France, en partenariat avec France Sclérose en Plaques et le Club des cellules gliales.
Derrière chaque sclérose en plaques, il y a une histoire. Patients, patientes et professionnels de santé témoignent ici de leur vécu avec la sclérose en plaques : des parcours sincères, des défis, mais aussi de l’espoir.
J’ai été diagnostiquée de la SEP à 23 ans. tout s’est un peu effondré au début, mais aujourd'hui, avec les traitements et un bon suivi, je vis quasi normalement. La maladie m’a appris à mieux écouter mon corps, à ralentir quand il le faut, et à savourer les moments où tout va bien. Je refuse de laisser la SEP définir qui je suis.
Emma
Patiente
Apprendre que j’avais une forme progressive a été un bouleversement. Ce n’est pas facile de voir mon quotidien changer petit à petit, mais j’ai appris à réinventer ma façon de vivre. Je me suis entouré d’un réseau solide, et je trouve du réconfort dans les petits progrès. Il y a des jours difficiles, bien sûr, mais je continue d’avancer, à mon rythme.
Stéphane
Patient
Être neurologue, c’est bien plus que poser un diagnostic à mes patients.
C’est les accompagner, les rassurer, les écouter.
Mon rôle, c’est d’être là, pour eux, à chaque étape.
Parce que la sclérose en plaques ne se combat pas seul : on avance ensemble, patients et soignants, avec confiance, énergie et espoir.
Renaud
Neurologue