Contre les formes secondairement progressives de la SEP sans poussée, longtemps restées sans traitement, un nouveau médicament expérimental émerge. Développé par Sanofi, le tolébrutinib vient de franchir un nouveau jalon vers sa mise à disposition.

actualitéPublié le 23 juin 2026
Pour en savoir plus sur le fonctionnement du tolébrutinib, consulter l'actualité du 18 juin 2026.
Nous vous en parlions la semaine dernière, le tolébrutinib, médicament expérimental du laboratoire Sanofi, et premier traitement potentiel des scléroses en plaques secondairement progressive sans rechute, vient d’être approuvé par la Commission Européenne.
Cette dernière, à l’issue de la phase 3 des essais cliniques associés, a validé le potentiel bénéfice-risque du tolébrutinib, ainsi que son profil de sécurité d’emploi.
Attention ! Même si cela représente une étape majeure dans la diffusion et l’accessibilité du médicament, la France, par l’intermédiaire de la Commission de la Transparence de la Haute Autorité de Santé, doit à son tour évaluer le service médical rendu du tolébrutinib. Par la suite, le Comité Économique des Produits de Santé doit fixer le prix du médicament.
Si le tolébrutinib a pu être utilisé en France dans le cadre d’essais cliniques, il n’est pas encore accessible à l’heure actuelle pour le grand public, étant toujours dans l’attente du verdict de la Commission de Transparence de la Haute Autorité de Santé et de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament.
Plusieurs étapes importantes sont néanmoins franchies, et permettent d'envisager avec espoir l'accès prochain au tolébrutinib pour les patients atteints d'une forme secondairement progressive sans poussée de la sclérose en plaques.
Derrière chaque sclérose en plaques, il y a une histoire. Patients, patientes et professionnels de santé témoignent ici de leur vécu avec la sclérose en plaques : des parcours sincères, des défis, mais aussi de l’espoir.
J’ai été diagnostiquée de la SEP à 23 ans. tout s’est un peu effondré au début, mais aujourd'hui, avec les traitements et un bon suivi, je vis quasi normalement. La maladie m’a appris à mieux écouter mon corps, à ralentir quand il le faut, et à savourer les moments où tout va bien. Je refuse de laisser la SEP définir qui je suis.
Emma
Patiente
Apprendre que j’avais une forme progressive a été un bouleversement. Ce n’est pas facile de voir mon quotidien changer petit à petit, mais j’ai appris à réinventer ma façon de vivre. Je me suis entouré d’un réseau solide, et je trouve du réconfort dans les petits progrès. Il y a des jours difficiles, bien sûr, mais je continue d’avancer, à mon rythme.
Stéphane
Patient
Être neurologue, c’est bien plus que poser un diagnostic à mes patients.
C’est les accompagner, les rassurer, les écouter.
Mon rôle, c’est d’être là, pour eux, à chaque étape.
Parce que la sclérose en plaques ne se combat pas seul : on avance ensemble, patients et soignants, avec confiance, énergie et espoir.
Renaud
Neurologue