Journée mondiale de la SEP

100 km de Steenwerck : un défi sportif et solidaire

Et si chaque kilomètre parcouru pouvait faire avancer une cause ? C’est le défi que s’est lancé Cynthia Lombard en participant aux 100 km à pied de Steenwerck, les 13 et 14 mai 2026, dans les Hauts-de-France.

100 km de Steenwerck : un défi sportif et solidaire

100 km de Steenwerck : Courir pour sensibiliser à la sclérose en plaques


Un défi personnel, porteur d’espoir

Cynthia a appris à vivre avec la sclérose en plaques tout en continuant à avancer. Maman d’un adolescent et vétérinaire passionnée, elle s’est tournée vers la course à pied il y a 3  ans. De fil en aiguille, elle a découvert l’univers de l’ultra-endurance, où solidarité et bienveillance prennent tout leur sens. 
« Sur 100 km, si les jambes ne suivent pas, je peux marcher », confie-t-elle avec lucidité et détermination.

Faire connaissance avec Cynthia : 

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Cynthia, je suis la maman d'un adolescent de 14 ans, Nicolas et j'ai la chance d'exercer le métier de mes rêves d'enfant, vétérinaire. Ma sclérose en plaques a été diagnostiquée en 2011 suite à premier épisode de névrite optique.

Comment est née l’idée de ce défi sportif de 100 km ?
J'ai commencé la course à pied il y a 3 ans et j'ai augmenté petit à petit la distance. Avec l'ultra trail, j'ai découvert une humanité, une bienveillance que les distances plus courtes qui se courent vite chrono en tête ne permettent pas de laisser s'exprimer. Aux ravitaillements, dans les côtes, on se sourit, on se parle, on s'encourage, on s'attend et on se donne rendez-vous à l'arrivée pour l'apéro! Avec la SEP, on apprend à composer. Sur 100km, si les jambes ne suivent pas, je peux marcher !

En quoi le sport vous aide t ‘il à vivre avec la sclérose en plaques ?
Le sport booste mon moral, me fait me sentir vivante et transforme des douleurs neurologiques subies et inutiles en quelques courbatures qui me rappellent que j'ai une chance inouïe de pouvoir encore courir !

Que représente symboliquement cette course pour vous ?
La résilience et l’aboutissement d'un rêve. J'étais en colère. La SEP m'a empêchée, certains jours, de marcher, ne serait-ce que 100m. Aujourd'hui, j'ai fait la paix avec elle et c'est 100km que je peux faire. Je veux voir la joie de mon fils à l'arrivée (si je franchis la ligne...!), la fierté de papa et le soulagement de maman !

Quel message aimeriez-vous faire passer aux personnes qui vivent avec une sclérose en plaques ?
Je ne me sens pas légitime à adresser un quelconque message mais, si je devais leur dire quelque chose, ce serait : "Ne lâchez pas, continuez d'essayer et de rêver. La SEP nous prive de la vision idéalisée de nos rêves, peut-être, mais rien ne nous empêche de les réaliser différemment!"


Et au grand public ?
Soyez bienveillants, que le handicap soit visible ou non. Incluez-nous. Aidez-nous à rester debout le plus longtemps possible !

Infos pratiques : 

  • Événement : 100 km à pied de Steenwerck
  • Dates : 13 et 14 mai 2026
  • Lieu : Steenwerck, Hauts-de-France
  • Soutenir le défi : Une cagnotte solidaire HelloAsso est ouverte pour accompagner son engagement 
  • Suivez Cynthia sur : Instagram

Nos dernières actualités

Ils témoignent

Derrière chaque sclérose en plaques, il y a une histoire. Patients, patientes et professionnels de santé témoignent ici de leur vécu avec la sclérose en plaques : des parcours sincères, des défis, mais aussi de l’espoir.

J’ai été diagnostiquée de la SEP à 23 ans. tout s’est un peu effondré au début, mais aujourd'hui, avec les traitements et un bon suivi, je vis quasi normalement. La maladie m’a appris à mieux écouter mon corps, à ralentir quand il le faut, et à savourer les moments où tout va bien. Je refuse de laisser la SEP définir qui je suis.

Emma
Patiente

Apprendre que j’avais une forme progressive a été un bouleversement. Ce n’est pas facile de voir mon quotidien changer petit à petit, mais j’ai appris à réinventer ma façon de vivre. Je me suis entouré d’un réseau solide, et je trouve du réconfort dans les petits progrès. Il y a des jours difficiles, bien sûr, mais je continue d’avancer, à mon rythme.

Stéphane
Patient

Être neurologue, c’est bien plus que poser un diagnostic à mes patients.
C’est les accompagner, les rassurer, les écouter.
Mon rôle, c’est d’être là, pour eux, à chaque étape.
Parce que la sclérose en plaques ne se combat pas seul : on avance ensemble, patients et soignants, avec confiance, énergie et espoir.

Renaud
Neurologue